Nous comptons sur une intervention de SM le Roi pour nous départager.
Les communales d’Oujda ont défrayé la chronique cette semaine. Trois secrétaires généraux de partis : Biadillah (PAM), Benkirane (PJD) Al Ansar (MP) et Hjira du PI, en plus de Fouad Ali Alhimma ont regagné Oujda d’urgence pour modeler une coalition qui semblait acquise au départ mais qui s’est disloquée par la suite.
Deux reports de la séance du vote pour élire le bureau. Une demande du RNI pour refaire les élections dans certains bureaux. De son coté votre parti attaque directement Al himma. Que s’est –il passé et pourquoi tout ce regain d’intérêt à la présidence de la commune d’Oujda ?
Mr. Benkirane : il faut d’abord préciser que le PJD a fait une campagne dans les normes démocratiques et n’a commis aucune infraction électorale. Et alors que la constitution des bureaux se déroulait de manière sereine et acceptée par l’ensemble des partenaires politiques, Mr Al Himma a commencé à nous cibler pour nous déstabiliser. C’est lui qui a commencé à nous déclarer la guerre et à utiliser les moyens de l’état pour nous faire fléchir. C’est normal qu’on réplique et qu’on refuse ces dépassements. Après Dieu on compte sur la sagesse royale pour nous départager et corriger les démesures d’un monsieur qui pense que la politique est une question de dictat imposé. Je dis, cela car il recourt à des anciennes méthodes d’intimidation et de menaces à l’égard de ceux qui refusent sa main mise. Il l’a fait à Tanger en inquiétant, à sa manière, des hommes d’affaires. Il a essayé la même chose à Casablanca et ailleurs. Et à Oujda, tout simplement il veut nous écarter de la course à une présidence qui nous revient par la force des urnes.
Dés qu’il a su nos alliances il a commencé à manœuvrer pour diviser et régner. Il a atteint ses objectifs dans plusieurs villes. Mais il oublie qu’en politique la consécration finale n’est pas une question de positionnement. Elle se rapporte à la notoriété et le respect des citoyens.
Comment comptez-vous répliquer pour défendre ce que vous appelez respect de la méthodologie démocratique ?
Le Maroc est un pays de loi et de constitution. Il est aussi une monarchie spécifique avec ses propres rouages. On est conscient et on est pour. Nous sommes un parti au service de notre pays et de ses institutions. Notre bataille sera menée dans ce cadre. On recourra à tous les moyens légaux que nous assure la loi. D’autant plus qu’on n’est pas un parti radical qui se prend pour détenteur de la vérité absolue. Je ne cesse de dire que le PJD est au service des institutions de son pays. Y’a-t-il plus clair que cela.
Je ne suis qu’un simple citoyen à la tête d’un parti politique qui considère que le mensonge est un péché et que la déstabilisation préméditée est bannie. Au Maroc il y’a une constitution, une loi et une démocratie. Certes pas parfaite mais suffisante pour nous prémunir contre les dangers qui nous guettent. Je vais recourir à la loi tout bonnement. Et tant que j’aurai le courage de démystifier ceux qui portent atteinte à nos institutions et aux principes de mon parti je le ferai.
Ne pensez-vous pas qu’Al himma défend les intérêts de son parti et qu’il est normal qu’il noue des alliances au détriment d’autres?
Il doit le faire dans un cadre conforme à la loi et à l'éthique . Ceci dit, il est libre dans ce qu’il fait mais en même temps je suis convaincu que le dernier mot nous revient. Ce n’est pas parce qu’on est les meilleurs mais à cause de ses fausses notes qui commencent à donner une contre résonance. D’ailleurs plusieurs secrétaires de partis politiques commencent à exprimer des inquiétudes à son égard. Le Maroc est profond et les marocains savent ce qu’ils font. D’autant plus on n’est pas des ennemis génétiques s’il arrive à assimiler cela. On est tous des marocains et tous musulmans. En plus on n’est pas un parti de la périphérique. On est arrivé en tête des villes. Comprenne qui veut.
ALI Kharroubi / voir aussi : www.aujourdhui.ma