S’inspirant d’un éditorial de Khalil Hachimi Idrissi qui se demandait si la capitale économique Casablanca a réussi l’examen royal. Je calque la même question rhétorique
sur Oujda. Est-ce que notre ville a réussi le défi royal ? Le syndrome d’Al-Hoceima avec son lot de limogeage collectif a t-il commencé à Oujda ? Peut-il se reproduire à Oujda ? Servira t-il de leçon ? Aura-t-il des répercussions positives sur l’ensemble des administrations qui ont en charge la bonne gouvernance de la ville et de la région?
Comme tout le monde l’a constaté avant chaque visite royale une phobie de précipitation s’emparait des responsables, alors on a « peint et repeint, de jour et de nuit. On a planté et replanté, déplanté puis re-replanté. Bitumé et rebitumé, etc…. Ils ont fait ce qu’il fallait faire des fois en bonne et du forme ; souvent rongés par l’anxiété, pour qu’il n’y ait pas de gros problèmes. C’était au détriment de la pérennité des réalisations.
Au fait, il y’a épine à la cheville. Les imperfections sont toujours là comme une malédiction que personne ne peut braver. Beaucoup de travaux réalisés à la hâte sont entrain de donner des signes de maladresses manifestes. Des défectuosités avilissant infrastructures et embellissements. Un système d’arrosage ; goute à goute ; défaillant, un carrelage déjà foutu, une infrastructure souterraine qui ne résout pas grand chose. Il suffit d’une averse pour que tous les diables se manifestent. Bref des difformités partout.
Chez d’autres responsables une phobie de d’irresponsabilité fait des ravages dans les esprits. A tel point qu’on commence à se poser des questions sur le bout du tunnel. Oujda sera-t-elle la métropole espérée et souhaitée par tous ? Succombera t- elle aux anciens clichés qui ont fait d’elle la capitale du Maroc inutile. Que certains nous dessinent malheureusement et nous jalousent , en conséquent, la sympathie royale.
Peu d’autorité dans sa dimension citoyenne et beaucoup de citoyens non concernés.
Il suffit de voir comment la ville est devenue un grand village avec tous ces commerces qui squattent tous nos boulevards au su au vu, pour ne pas dire l’implication, de tous. Peu de cadres de qualité. Peu d’élus propres. Au niveau du conseil communal, la prise d’une seule décision déclenche simultanément toutes les mafias du Conseil de la ville. La capacité de nuisance se monnaie.
Que faut-il faire ? Faut-il s’attendre à un autre syndrome ? Qui déracinera t-il cette fois ci et comment ?
En somme un coup de fouet nécessaire dans la marée pour relancer les espoirs et consolider les acquis.
Ali Kharroubi