Partout au monde quand on parle de mise à niveau urbanistique on pense au lifting et au relookage des espaces avec ce que cela engendre comme consolidation des infrastructures de
base se rapportant à la voirie, la distribution d’eau potable , protection contre les pluies d’orages, électrification et mise en place de tous les moyens communicatifs : téléphone , GPS , conduite de secours entre autres, plantation harmonieuse d’arbres décoratifs et surtout veiller sur la dimension esthétique des réalisations.
Malheureusement, ce n’est pas le cas chez nous à Oujda. La mise à niveau dans certains endroits à forte connotation culturelle ou sociologique, est devenue synonyme de destruction massive de tout ce qui faisait l’originalité du lieu. Le cas de la rue de Marrakech est typique.
Commençons par les initiateurs du projet et qui sont le ministère de l’Habitat, Al Omrane , la wilaya de l’Oriental et le conseil municipal qui ont débloqué 1 milliard 800 millions de centimes pour la mise à niveau des trottoirs , le relookage de façades , la réédification des anciennes portes ( qui sont en réalité les entrées des ruelles Oulad amrane, Jammaa Zitouna , Hammme Sabouni et rue Atiya) avec plantation d’arbres et modernisation des lampadaires. C’est ce qu’on peut lire sur la plaquette de présentation qu’on trouve à l’entrée de la rue de Marrakech. Quant à la réalisation des travaux, elle a été confiée à la société SOZAMACO.
Du beau monde sur un projet de 400 mètres de long. Tout ce monde devait normalement réussir un des programmes les plus anodins. Mais, la déception est totale.
Partout au monde on élargit les boulevards au détriment des troittoires sauf à Oujda on ajoute un mètre au trottoir de droite. Conséquence direct la rue Marrakech s’est rétrécie et le nombre des ferrachas s’est multiplié par quatre. D’autant plus s’il fallait ajouter un mètre au trottoir de droite il fallait le faire à partir des cimetières catholiques jusqu’à la place du Maroc : harmonie citadine oblige.
Ne parlons pas de la qualité des travaux et du carrelage : aucun respect des moindres normes qui assurent la pérennisation des ouvrages. Impossible de trouver 10 m2 sans défaut apparent. Un tout petit exemple : le système d’arrosage goute à goute est à refaire dans sa globalité.
La distance entre les lampadaires est des plus fantaisistes. C’est du simple au double entre le premier et le dernier tronçon.
Le plus grave c’est qu’ils ont implanté des arbres de forets sauvages sur des trottoirs équipés. Conséquence : les racines de ces arbres détruiront toute l’infrastructure souterraine dans au moins deux à trois ans. On se demande pourquoi ils n’ont pas implanté la même famille d’arbres du Boulevard Mohammed V avec leurs feuillages en vert et en violet. Ou des arbres comme ceux de Driss Al akbar. Et puis les anciens caroubiers étaient mille fois mieux esthétiquement et faisaient la spécificité de la rue de marrakech.
Ne parlons pas des ordures et des odeurs qui empestent tout le trottoir gauche où l’on constate aussi que plusieurs carrelages sont déjà cassées.
Il doit y avoir un problème quelconque pour être aussi maladroit. Ou y’a t- il anguille sous roche ?
Oujda24