En politique comme en sport il y’a des matchs qui se terminent en temps réglementaire. D’autres ne connaissent leurs fins qu’après des prolongations et tirs au but. Certains matchs
s’achèvent en embrassades avec échange de félicitations. Le cas du Rugby est significatif : bravoure et fierté riment avec respect de l’adversaire. Par extrapolation, existe-il encore un conseiller à Oujda, qui a tant de respect pour lui-même pour qu’il puisse partager ces idéaux avec les autres conseillers. Certes, les bonnes volontés existent mais elles sont absorbées par les rapaces. C’est la réelle majorité malheureusement. Par réelle majorité j’entends les arrivistes des deux camps.
D’autres rencontres dans les pays du tiers monde ne connaissent leur fin qu’après l’intervention des services de l’ordre. Il semble que c’est le cas à Oujda. Qu’attendent ces services donc pour protéger l’espoir insufflé par le souverain à cette région.
Qu’attendent –ils pour colmater les fuites d’un conseil qui coule même dans un verre de thé.
Commençons par la règle d’or en politique : quand on n’est pas sur de ses arrières, on ne s’arcboute pas sur des positions figées. C’est le cas pour le PJD, Hjira et Haddouch.
Le PJD a galvaudé une victoire historique car il n’a pas su négocier avec malice et savoir faire la semaine d’après les élections. Péché de Jeunesse dira t- on. Mais aussi échec de parcours même s’il n’est pas le seul responsable de ce qu’on appelle communément en realpolitik : la débâcle postélectorale d’Oujda.
De son coté Hjira en s’accrochant de toutes ses forces à un titre éphémère a bousillé plusieurs de ses cartes politiques. Un jeune ne doit jamais précipiter sa carrière politique il risque de la ternir vite.
Le comble c’est que l’Istiqlal s’est allié avec ce qu’il qualifiait lors de sa campagne électorale de diable. Et dans tous les livres saints, l’ami du diable ira droit en enfer. C’est ce qui est arrivé à l’Istiqlal et Hjira. Ils se sont trouvés seuls face au mur des lamentations.
De fait on s’est retrouvé avec un conseil grisé, parachuté sans aucune cohérence. Avec de telles contradictions il fallait s’attendre à ce que la machine ne soit pas bien rodée et dérape au premier obstacle. C’est la situation actuelle.
Hjira accuse Haddouch, ce denier lui rend la monnaie et comme par hasard personne n’est inquiété par la justice. Alors, soit tous les deux nous racontent des farces d’arrière-gout ou il y’a des services dans la cité qui ne font pas leur travail.
Le progrès de l’Oriental fait partie d’une vision royale. C’est un exemple de réussite régionale que le Maroc propose comme alternative de réussite. Or comme toutes les réussites au monde elles doivent être accomplies sur le terrain par des compétences réelles et non par des prétentions intermittentes.
Il suffit de faire un tour dans la ville pour constater l’ampleur des dégâts de régression causés par les multiples conflits de positionnement. C’est inquiétant.
Il y’a plus d’un an que ce conseil tergiverse dans tous les sens. Il y’a aussi un certain moment que des bonnes volontés ont essayé de remédier à cette dérision politique. Elles se sont heurtées à l’attentisme de certains. Le problème est à Oujda alors que nos conseillers attendent la solution des bureaux politiques de leurs partis respectifs.
Et maintenant avec l’expulsion de Haddouch du PAM : Salakha ya mane wahaltiha.
En tous les cas c’est une décision qui a mis de l’ordre dans la maison PAM mais qui a sensiblement affaibli la position de Hjira et sa majorité. Le PAM est dans son droit quand il veut aménager sa maison. L’Istiqlal est hors jeu. En football on appelle cela un hors-jeu de retour.
Dés le début, notre adorable ami Omar a choisi le Hockey sur des sables mouvants. Que lui reste t-il à part le mur de lamentations ?
Le PJD ? C’est l’une des trois alternatives possibles.
Quant à Haddouch, il est encore parlementaire !! Ce malin de la politique de positionnement à d’autres tours à faire sortir en cas échéant. D’autres comptes à rendre aussi.
A bons entendeurs, on attend vos bonnes décisions.
Oujda24 (un site citoyen)