Plusieurs ONG représentant la société civile ont appelé à plus de fermeté à l’égard des employeurs des petites filles. Elles ont plaidé aussi à ce que les sanctions, les plus sévères, soient appliquées à ces employeurs en cas de maltraitance à l’égard de leurs bonnes.
Une revendication qui commence à prendre une tournure juridique, et ce en échos à l’affaire de la petite Zineb. C’est aussi en échos à ceux qui commencent à commenter l’absurdité d’une accusée acculée par ses atrocités. Certains arrivent même à répéter les dires de l’accusée (Nawal Houmine et son mari le juge Khalid Yachouti) qui avançaient que la petite Zineb était lesbienne et qu’elle abusait de leurs enfants de 4 et de 5 ans. D’ailleurs ce n’est pas un hasard si les avocats qui ont défendu jusqu’au bout Zineb n’étaient pas d’Oujda. Ceux d’Oujda, et je le dis avec amertume, étaient tout simplement en marge de l’Histoire.
Messieurs les commentateurs, vous semblez oublier qu’une fille de 12 ans ne peut être lesbienne. Elle est victime de l’avidité d’un père qui l’envoyait travailler alors qu’elle devait être à l’école. Elle est la victime de l’atrocité d’un juge qui devait protéger les enfants vu la noblesse de la mission qu’il a bafouée. Elle est aussi victime de l’aveuglement d’une mère qui a oublié que ce qu’elle endurait à sa bonne peut arriver à ses enfants.
Tous les mots ne peuvent atténuer que Zineb est victime d’une maitresse de maison qui confond justice et vengeance et d’un juge qui a oublié ses cours d’initiation. Pour comprendre un enfant de 12 ans il faut être psychologue ou éducateur. Les orateurs de circonstances ne peuvent contourner les tenants et aboutissements de l’absurdité humaine.
Oui comme tout être doté de raison je pense aux quatre enfants. Ceux là sont innocents et que qu’Allah les protège. Mais leurs parents ne le sont pas. Ce sont de vrais démons.
Et puisque la femme Nawal Houmine a décidé de prendre tout sur son dos. Je pense qu’elle a bien fait. Au moins les enfants auront, à leur coté un père pour les accompagner, dans leur souffrance. Ces enfants là, je pleure pour eux car je sais qu’il n’est pas facile à leur âge de vivre loin du sein maternel. Que leur père comprenne que son arrogance et que ses airs d’insolence ne le protégeront jamais de la justice divine. Une justice qui prend le temps qu’il faut pour faire payer les « crimes ». Une justice qui nous accompagne jusqu’à la tombe et plus.
Seulement un père qui n’a pas protégé les enfants des autres sera-t-il en mesure de protéger les siens. Ça c’est une autre histoire.
Dieu qui voit du haut et qui sait tout, saura protéger ces quatre enfants mais il saura aussi châtier un juge qui par principe devait être juste. Je m’incline devant le courage de Nawal qui a tout sacrifié pour sauver ses enfants, tout en précisant qu’elle doit payer ses atrocités.
Ceci dit revenons à l’affaire qui n’est pas encore close puisque la société civile mène encore son combat pour que toutes les filles bonnes soient réellement protégées : "Nous demandons au gouvernement de réglementer le travail des enfants de moins de 15 ans", a rappelé Khalid Cherkaoui Semmouni, président du Centre marocain des droits de l'Homme Et d’ajouter : «Les services sociaux doivent contrôler les lieux où travaillent des mineurs comme les petites bonnes .Nous espérons que la justice va être plus sévère en appel car nous pensons que les sévices subis par la petite fille sont gravissimes".
De son coté Najia Adib, présidente de l'association "Touche pas à mes enfants" a déclaré que "La sentence dans l’affaire de Zineb ne reflète pas l'ampleur des atrocités commises, puisque la petite fille a été séquestrée dans une cave. Pour cela, nous allons interjeter appel, car nous considérons que l'enfance de la victime a été volée".
Mais en toute sincérité qui devait protéger les citoyens ? L’état, les partis politiques ou les ONG.
C’est un autre débat !!!!!
Vous voyez les « i » cherchent toujours leurs points de repères!
Oujda-ma