Suite à la série d'agressions racistes commise par des membres de la police espagnole au poste frontalier BniNssar, aggravée dernièrement par à un acte inhumain de la garde civile
espagnole qui a laisser périr huit immigrants en provenance des pays africains sur les cotes marocaines ; des acteurs représentant différentes associations de la société civile et des droits de l'Homme et formations politiques et syndicales ont manifesté ce samedi devant le consulat général d'Espagne à Nador, contre "les agissements racistes et inhumains" de la police espagnole à l'égard des ressortissants marocains et subsahariens.
Plusieurs slogans condamnant la nouvelle approche structurée de la police espagnole de la ville occupée Melilla qui bafoue tous les droits humains et internationaux : "Où sont nos droits?", "Non au racisme", "oui au respect des droits de l'Homme" sont, entre autres, des slogans scandés par les manifestants tout au long de cette manifestation, qui intervient au lendemain d'une série d'actes de violence physique commis par la garde civile espagnole à l'endroit de ressortissants marocains aux postes frontières de Melillia.
Arborant les drapeaux marocains et de plusieurs pays africains (plusieurs subsahariens ont participé à cette manifestation), les participants à cette manifestation ont brandi des banderoles traduisant leur sentiment et réclamant que les droits et dignité des ressortissants marocains et africains, en général, soient respectés par la garde civile espagnole.
Rappelons à ce sujet qu’un communiqué du ministère des Affaires étrangères et de la Coopération avait qualifié d'"aberrante et inhumaine" cette situation, soulignant que le gouvernement du Royaume du Maroc, "prend note avec regret et étonnement de ce comportement inhumain, en totale contradiction avec le respect de la dignité humaine et les droits de l'homme, ainsi qu'avec les accords bilatéraux conclus entre les deux pays en matière de gestion des flux migratoires et qui reflète en réalité la propension raciste qui marque les interventions de la garde civile espagnole".
Il est à signaler par ailleurs que le ministère des Affaires étrangères et de la coopération a rapporté Vendredi que deux autres cas graves de recours à la force et " au passage à tabac" contre les ressortissants marocains ont été enregistrés respectivement dans la nuit du 4 au 5 août dernier et ce samedi matin.
M. Ibrahim Abana a été poursuivi par un agent de police espagnole qui a dépassé de quatre mètres la ligne de démarcation séparant les deux postes de Melilia et Beni Nsar. L'agent a giflé le citoyen marocain au vu de deux fonctionnaires de police et trois citoyens marocains.
Dès qu'un agent marocain a tenté de s'interposer, trois autres policiers espagnols ont rejoint leur collègue et ont commencé tous les quatre à violenter la victime à l'aide de leurs matraques. Ces derniers ont par la suite soulevé la victime et l'ont ramenée à leur poste où ils ont continué à lui faire subir d'autres voies de fait.
La cinquième victime, M. Mohamed Hamdaoui, résidant à Nador, a, quant à lui, été violenté ce samedi au même point de passage, une fois encore, par un policier espagnol qui l'a frappé avec sa matraque et piétiné occasionnant une fracture au bras et plusieurs ecchymoses sur son corps.
Le gouvernement de SM le Roi dénonce avec force la poursuite de faits violents en série par la police de la ville occupée de Melilia.