Lorsqu’un certain Vendredi de juin 2007 le siège de l’annexe de la wilaya d’Oujda avait abrité la réunion d’annonce de la 1ère édition du festival international du rai ( FIR) , il a été
précisé que ce festival a pour principal objectif la « promotion de la ville d’Oujda » bien sur avec des objectifs se rapportant à l’animation artistique et culturelle de la ville.
Après quatre éditions on se demande si vraiment Oujda a bénéficié de cette promotion. On se demande aussi si l’objectif en termes d’affluence a été atteint et que des milliers de touristes visitent Oujda spécialement pour le festival du rai, à l’instar du festival de la musique sacrée de Fès ou de la musique Gnaouie à Essaouira.
Là aussi, il ne faut pas être un génie pour s’apercevoir que c’est un échec cuisant. D’ailleurs un touriste, qui se trouve à Oujda, invité par ses amis marocains, m’a confié qu’il n y’a aucune annonce en Europe pour faire connaitre le FIR et faire la promotion d’Oujda et de l’Oriental. D’autant plus que les chaines de télévision qui couvrent l’événement sont souvent confrontées aux droits d’auteur et de surcroit cela les arrange pour ne pas honorer leur engagement promotionnel du produit qu’elles exploitent sans contrepartie financière.
Au fait, plus d’un se demandent comment se fait-il qu’aucune chaine nationale ne transmet le festival dans son intégralité.
Il semble que ni l’agence de COM, ni l’association Oujda Arts qui organise le festival ne sont en mesure d’assurer la promotion d’une ville à l’aide d’évènements médiatisés. La première gagne matériellement, la seconde rien, à part la promotion de certains de ses membres. Exception faite pour d’autres membres qui méritent respect et confiance.
Dans toute cette mascarade médiatisée, le dindon de la farce (en plus des personnes que je viens d’évoquer) ne sont autres que les partenaires financiers du festival, qui au lieu de soutenir de réelles campagnes de médiatisation de l’Oriental dilapident leurs moyens avec des personnes qui excellent dans le métalangage.
Médiatiser sa ville n’est pas un anodin slogan. Il est d’une importance capitale pour les porteurs de projets de développement. Malheureusement la ville ne gagne rien. Même les vendeurs de Karane ne font pas légion aux alentours du complexe sportif d’Oujda.
Dommage que des énergies non renouvelables soient gaspillées pour zéro gain.
A demain.
Oujda24